La Louve, c’est au départ le projet un peu fou lancé par deux Américains, Tom Boothe et Brian Horihan. Leur idée ? Créer un supermarché coopératif à Paris, sur le modèle de Park Slope Food Coop à New York, et proposer aux coopérateurs une alimentation de qualité à prix réduit, dans un cadre non lucratif.

Pour y parvenir, les coopérateurs – seuls consommateurs – ont un rôle essentiel à jouer. Une fois par mois, chaque coopérateur doit donner trois heures de son temps pour travailler au supermarché : réapprovisionner les rayons, nettoyer, tenir la caisse… Cette implication permet à la Louve de ne fonctionner qu’avec six salariés et réduire le prix de ses produits.

Après de nombreuses années à monter le projet et à recruter des coopérateurs, le supermarché a ouvert ses portes dans le 18e arrondissement pour une phase de test : il faut former les coopérateurs, corriger les problèmes, étendre la gamme de produits.

Plus de 4 800 coopérateurs travaillent déjà ensemble, en toute convivialité, au rythme des roulements d’équipes, pour faire fonctionner « leur » supermarché. Pour eux, rejoindre la Louve, c’est participer à une aventure humaine peu commune.

Six heures du matin. Les premiers coopérateurs arrivent pour prendre leur service. 6 équipes de 20 coopérateurs vont se succéder entre 6h et 22h.

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Le calme règne encore. Le supermarché n’ouvrira ses portes aux clients - qui sont aussi coopérateurs - qu’à 9h.

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A chaque début de service, les coopérateurs-coordinateurs répartissent les tâches au sein des équipes. Chaque équipe compte 20 coopérateurs dont 2 coordinateurs.

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Yannick, coordinateur, fait le point avec Aurélien, qui est dans une chambre froide, sur les produits à remettre en rayon. Yannick a 63 ans, il est informaticien chez le joailler Boucheron.

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Yannick et Aurélien sortent des réserves avec les produits à réassortir. Aurélien, 32 ans, est manipulateur en radiologie à l’hôpital Saint-Louis.

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Des affichettes sont posées un peu partout pour permettre aux coopérateurs de s’orienter dans le supermarché.

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En réserve aussi, les affichettes sont un moyen simple et efficace de passer des consignes à plus de 4800 membres.

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Une fois leur service terminé, Scarlet et Estelle en profitent pour faire leurs courses tout en discutant alors que le supermarché n’est pas encore ouvert. Scarlet, 51 ans, est assistante maternelle ; Estelle, 34 ans, est chargée de projet pour le ministère de la Culture.

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Marie-Claire s’occupe du planning des coopérateurs volants, c’est-à-dire de tous les coopérateurs qui, en raison de leurs contraintes professionnelles, n’ont pas choisi de créneau fixe pour leur service. Marie-Claire, 54 ans, est assistante de direction.

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Le supermarché se remplit au fur et à mesure. Le rayon produits frais attire beaucoup de monde. Les rayons sont réapprovisionnés tout au long de la journée.

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Brian Horihan, co-fondateur, fait partie des 6 salariés de La Louve. Il est disponible pour répondre aux questions des coopérateurs en service et, lorsque c’est calme, il gère les commandes et les stocks.

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Fin de journée. Le magasin vient juste de fermer ses portes, et Isabelle, 44 ans, styliste culinaire, s’occupe du nettoyage, tâche réservée à ceux qui font la fermeture.

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Dès la fermeture, Diane, Sophie et Patricia vérifient leur caisse.

Diane, 26 ans, est interne en médecine ; Sophie, 47 ans, est responsable clientèle ; Patricia, 42 ans, est chef de projet télécom.

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Peu avant la fin du dernier service, Catherine éteint les lumières des frigos.

Catherine, 56 ans, est assistante de direction.

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22h, quand tout est nettoyé et rangé, les derniers membres terminant leur service sortent sous l’œil de Romain, coordinateur, et de Brian, salarié et co-fondateur, qui fermeront les lieux.

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